expositions 

10 ans de dessin  contemporain (festivals manoeuvrrrr / Vrrrr / Vrrraiment!)
à la Ga.M (Galerie des Musées)

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Manœuvrrrr, festival VRRRR, Vrrraiment trois noms pour un festival de dessin contemporain qui rassemble dessinateurs musiciens et performers depuis 2012 à Toulon.

 

Au départ au musée de Toulon, puis place du Globe dans le centre ancien, le festival s’est mué et déplacé en gardant son propos initial, montrer la genèse de l’oeuvre au public. Ce moment particulier où le trait fait dessin, l’instant où le geste de l’artiste fait sens.

 

Le principe du festival : pendant trois jours 15 dessinateurs sont invités à produire des oeuvres dans un espace en s’affranchissant du regard curateur. Une programmation musicale les accompagne dans la soirée et provoque des échanges dessin-musique. Ces 10 éditions successives ont rassemblé 126 dessinateurs venus de toute la France et plus loin encore. Cette communauté d’expérience nourries au papier s’est emparée chaque fois du dialogue proposé avec des musiciens. Les créations prolifiques et spontanées des dessinateurs soutenues par une scénographie exigeante et généreuse ont accompagné le public Toulonnais dans la découverte de cette pratique singulière.

 

Dans cette exposition nous présentons une sélection de dessins réalisés pendant l’édition 2021 qui a eu lieu les 26, 27 et 28 novembre 2021 place du Globe à Toulon.

Exposition du vendredi 10 décembre 2021 au samedi 12 février 2022.

Nouveaux récits - Tina et Charly

 
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Schématisation des pensées, cartographie émotionnelle et ouverture du langage définissent les thèmes de recherche du duo. Un duo composé de Tina Campana et Charly Ferrandes, duo d'artistes basé à Marseille, travaillant main dans la main depuis 4 ans.

Après plusieurs séries de peintures et de dessins composés à 4 mains, le duo veut investir l’espace, se mettre en dialogue avec une nouvelle dimension, celle du volume. De nouveaux projets s’écrivent sur leurs carnets. 

« Nouveaux récits » est une transition mise en forme que Tina et Charly proposent au metaxu. La narration occupe une place bien particulière dans leurs pratiques artistiques. 
« Nouveaux récits » est une tentative d’aborder la manière de raconter et de partager des histoires. Toujours à travers des schémas et des symboles constituant les divers éléments du récit, Tina et Charly encouragent nos imaginaires à s’emparer des symboles et à raconter nos propres rêves. 

Un parcours narratif aux capacités humoristiques pouvant aussi vous faire plonger dans un inconscient surgissant grâce à l’imaginaire activée, c’est ce qui vous attend au metaxu du 10 Janvier au 29 Janvier !! 

Vernissage le vendredi 10 décembre dès 18h dans la galerie metaxu. 
Exposition du samedi 11 décembre 2021 au samedi 29 janvier 2022.

 
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Gillian Brett oriente son travail vers l’analyse de la relation complexe et délicate entre l’humain et la technologie. Elle se penche tout particulièrement sur les différentes manières dont celle-ci façonne irrémédiablement le monde qui nous entoure.

Pour l'exposition "J’ai tout mangé", l’artiste entame une réflexion sur l’histoire récente de l’agriculture.


En 50 ans, comment et pourquoi est-on passé de la paysannerie aux start-up biotechnologiques d’élevage d’insectes ? 

La machine, la science et la technique ont radicalement transformé le paysage, la production et la consommation des aliments, impactant simultanément sur nos façons de vivre.
Innovation, management, technologie, performance, stratégie, génétique sont les termes utilisés par les ingénieurs qui ont replacés les paysans et sont désormais chargés de « nourrir le monde de demain ».

Vernissage le vendredi 1 octobre 2021, de 18h à 22h. 

 
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Le deuxième chapitre de l'exposition Ostraca imagine un monde « flottant » dans lequel les traces laissées par l’Homme primitif formeraient un tout avec celles produites par notre monde moderne. Ce tout serait régi par les rythmes de la lumière. 

Ostraca est née d’une expérience anthropologique pendant la crise sanitaire.

Exposition du samedi 04 septembre au samedi 24 septembre 2021

 
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Ostraca (pluriel en Grec d’ostracon, ce tesson de poterie avec lequel on « banissait par ostracisme », l’acte d’exclure quelqu’un socialement pour une période donnée) est née d’une expérience anthropologique pendant la crise sanitaire.

Face au phénomène d’isolement généralisé, Chemsedine mobilise sa communauté digitale pour qu’elle lui fasse parvenir une photographie de son espace intérieur de vie. L’artiste confirme une récurrence visuelle observée sur les réseaux sociaux. Quelle que soit la provenance géographique de l’image, quel que soit l’âge ou le niveau social de l’expéditeur, le cadrage de l’objectif est pointé vers le ciel ou bien vers un mur éclairé des rayons entrants du soleil. Il interprète ce comportement comme l’expression d’un instinct naturel.

Avec son installation Ostraca, Chemsedine part de ce contexte de désorientation de notre rapport à notre environnement pour amplifier à l’extrême l’effet de dilution temporelle. Il imagine un monde « flottant » dans lequel les traces laissées par l’Homme primitif formeraient un tout avec celles produites par notre monde moderne. Ce tout serait régi par les rythmes de la lumière.

Ainsi, l’ère du digital et l’ère de pierre fusionnent. Sauf que le processus de création de l’artiste inverse le sens du temps. Un instantané photographique est d’abord d’origine numérique avant de se retrouver durablement imprimé dans la pierre telle une œuvre d’art rupestre. Une sculpture est taillée en 3D avant d’être réinterprétée manuellement. L’artiste parle de « résonance archaïque » pour décrire sa démarche : quelle que soit le niveau d’avancement d’une technique, deux mondes aussi drastiquement éloignés que le digital et l’ancien restent connectés par le sens du geste, garant d’une force émotionnelle intrinsèque aux éléments puisqu’il exprime ce lien psychique direct avec les origines de notre Être.

Architecturalement, un autre dialogue s’opère : un croisement entre les héritages industriels et traditionnels si l’on considère le caractère hybride de ses stèles entre formes brutalistes et organiques. Des matériaux de base de construction de nos habitats modernes (des carreaux de plâtres, de la brique rouge) servent à la mise en œuvre d’une architecture cosmique qui rappelle les premiers édifices constitués de monolithes, érigés symboliquement comme des antennes telluriques pour communiquer ou capter les énergies célestes. En mariant des codes industrialisés à des codes de ralliements localisés, Chemsedine pointe les comportements tribaux qui se perpétuent dans une culture globalisée.

David Herman