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Les Résidences de Recherche et de Création du metaxu, soutenues par la Drac Paca, accueille chaque année 6 artistes plasticiens contemporains. Pensé comme un laboratoire ouvert, ce cycle favorise l’expérimentation, les échanges et la production d’œuvres, en dialogue avec le lieu et ses publics. Temps de réflexion et de fabrication, ces résidences offrent aux artistes des conditions propices à l’exploration de nouvelles formes artistiques, nourries par un ancrage dans un territoire vivant et inspirant.

 NOVEMBRE 2025 

Opale Mirman
Résidence de recherche et de création d'artiste, soutenue par la DRAC PACA 

En novembre, l'artiste Opale Mirman, s'installe dans le nouvel espace dédié à la création et la transmission du metaxu, "Les Ateliers metaxu".

L'artiste bénéficie d'un espace de travail et disposent de conditions techniques et financières et outils nécessaires pour la production d’un projet spécifique sur une période de 30 jours.

Un temps de rencontre pour présenter son travail à la fin de la période de résidence est organisé le vendredi 5 décembre 2025 dans l’Atelier du metaxu.

Opale Mirman 

opale.mirman@gmail.com

@opale.mirman

Opale Mirman vis et je travaille à Marseille. Elle étudie à la Concordia University à Montréal et aux Beaux-Arts de Nantes où elle obtiens mon DNSEP en 2019. Elle fais partie du projet collectif Monstera et co-dirige l’espace Atelier Vé à Marseille. Dans son travail, elle réinvestis des figures mythologiques et des folklores du sud de la France, pour construire des récits échappant aux cadres normatifs et s’inscrivant dans un prisme saphique. Ces figures, comme les sirènes et les naïades, sont profondément liées au fluide et à la transformation. Elles incarnent une sensualité ambivalente, oscillant entre séduction et monstruosité, puissance et indépendance. L’eau, espace mouvant et poreux, devient pour moi un terrain d’émancipation où les identités se déploient hors des dualismes. Un lieu où s’expriment des résistances au patriarcat et des interrogations écologiques.
Sa pratique, qui mêle céramique, peinture et performance, s’inscrit dans cette exploration. Ses formes coulantes et crochues, ornées de motifs d’algues et de coquillages, donnent l’apparence d’artefacts émergés d’un monde aquatique imaginaire – une nouvelle archéologie où des récits oubliés trouvent leur place. Des êtres hybrides, souvent ancré.e.s dans des codes féminins, jouent sur le déguisement et la théâtralité, nourris par l’univers subversif du cabaret, du burlesque et du carnavalesque. En assumant une esthétique kitsch, Opale Mirman interroge les normes de goût et les constructions sociales qui opposent le trivial au raffiné. Les couleurs saturées deviennent des outils déplaçant les hiérarchies esthétiques et sociales.

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 OCTOBRE 2025 

Tianyu Wang
Résidence de recherche et de création d'artiste, soutenue par la DRAC PACA 

En octobre, l'artiste Tianyu Wang, s'installe dans le nouvel espace dédié à la création et la transmission du metaxu, "Les Ateliers metaxu".

L'artiste bénéficie d'un espace de travail et disposent de conditions techniques et financières et outils nécessaires pour la production d’un projet spécifique sur une période de 30 jours.

Un temps de rencontre pour présenter son travail à la fin de la période de résidence est organisé le vendredi 7 novembre 2025 dans l’Atelier du metaxu.

Tianyu Wang 

tianyu.wang.625@gmail.com

@vtpeswan625​

Tianyu Wang est une artiste visuelle chinoise dont la pratique se situe entre la photographie, la performance et l’installation. Son travailexplore les liens entre mémoire, corps et structures de pouvoir, en interrogeant les héritages culturels et familiaux qui façonnent les identités féminines dans la société contemporaine. À travers des mises en scène mêlant gestes du quotidien et postures symboliques, elle questionne les formes de contrainte, de résistance et d’émancipation au sein de l’espace intime. Son approche puise dans les récits oraux, les mythes et la spiritualité populaire pour créer des images où se mêlent réalité et fiction. En inscrivant le corps comme lieu de mémoire et de parole, elle cherche à révéler les violences invisibles et les dynamiques de domination qui traversent le monde domestique, social et technologique.

Tianyu Wang fait de l’image un outil de réflexion politique et poétique, où l’expérience personnelle devient un langage universel de résistance et de transformation.

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 SEPTEMBRE 2025 

Diane Gaignoux
Résidence de recherche et de création d'artiste, soutenue par la DRAC PACA 

En septembre, l'artiste Diane Gaignoux, s'installe dans le nouvel espace dédié à la création et la transmission du metaxu, "Les Ateliers metaxu".

L'artiste bénéficie d'un espace de travail et disposent de conditions techniques et financières et outils nécessaires pour la production d’un projet spécifique sur une période de 30 jours.

Un temps de rencontre pour présenter son travail à la fin de la période de résidence est organisé le vendredi 3 octobre 2025 dans l’Atelier du metaxu.

Diane Gaignoux

dgaignoux@gmail.com

@dianegaignoux

Diane Gaignoux a mené au metaxu une recherche autour des formes contenantes en s’inspirant de la Théorie de la Fiction-Panierd’Ursula K. Le Guin. À travers l’expérimentation de la laine, du feutre et de la céramique, elle a créé des formes matricielles en transformation, des corps hybrides marqués d’inscriptions et de motifs, ainsi que de petits ex-voto porteurs de mémoire et de désir. Sa démarche interroge la poussée, l’hybridation des matériaux et les récits intimes liés aux objets qui nous accompagnent. Cette restitution invite le public à découvrir un travail en devenir, à la fois plastique et participatif, nourri par une collecte de témoignages autour des vêtements et des objets fétiches qui abritent nos espoirs et nos histoires.

1. L’objet contenant

Dans mon travail, je m’intéresse à l’objet vêtement en tant que réceptacle des corps et témoin de leurs passages, de leurs transformations, de leurs états. Au delà de l’objet vêtement, je souhaite travailler sur les objets qui abritent, qui recueillent, retiennent les choses en leurs seins.

2. La Théorie de la Fiction-Panier

Ce projet prend pour point de départ La théorie de la Fiction-Panier de Ursula K. Le Guin. Avec ces choses qui contiennent d’autres choses, et le corps comme premier récipient à choses. Ce serait une autre histoire humaine que l’on pourrait se raconter qui commencerait par un « outil qui ramène l’énergie à l’intérieur » (p.2) et ainsi, un autre rapport à la narration. Dans mes travaux passés, j‘ai déjà questionné ce qu’il y a en dehors et ce qu’il y a en dedans, toujours avec cette poche - qu’elle soit vêtement, coquille, habitat ou autre. Mais au delà de la question de seuil, c’est plutôt l’interrogation des expériences et des vécus, des pensées et des flux qui traversent ces poches qui m’intéressent et ce qu’il en reste ou ce qu’il en est. Ainsi que le processus de transformation comme narration, comme thématique principale. Comme Ursula K. Le Guin l’écrit, c’est « ce que les gens font et ressentent réellement, comment ils se relient à toutes autres choses que contient ce grand sac, ce ventre de l’univers, cet utérus des choses qui seront et cette sépulture des choses qui ont été, cette histoire interminable. » (p.3)

Enveloppement. Pellicule. Graine. Sac. Poche. Récolte.

Cela m’a amenée à me questionner sur ce qui peut rendre l’hybridité d’un corps (à l’opposé d’un corps monolithe), inspirée par des réflexions sur l’interdépendance et la symbiotique. Mes recherches m’ont amenée vers l’idée d’un corps non figuratif composé d’éléments qui poussent sur son corps, marqué d’inscriptions, de motifs qui se répètent sur sa peau.

Peau sur laquelle se répandent les couleurs comme des émotions changeantes. J’ai expérimenté des inscriptions au fil de soie qui me plaisent en raison de leur aptitude à vriller et à ressembler à des vaisseaux sanguins - quelque chose de très corporel et intrinsèque. En parallèle, j’ai travaillé sur les motifs de la coquille, l’oeuf, la chrysalide, avec des pièces murales qui se mélangent à la céramique. Ainsi que sur de petits ex-voto / grigri en céramique, initialement prévus pour s’accrocher au corps hybride de feutre.

Suite à ce temps de recherche de nouvelles questions et pistes de travail ont émergées autour de la spécification du motif de la poussée, des limites du feutre et des ses échecs, ainsi que de l’exploration de l’hybridation des médiums.

4. Collecte

En 2024, j’ai commencé une récolte de témoignages auprès des publics sur des récits personnels d’habitations de vêtements. Ceci dans le but d’explorer la façon de cet objet recueille et agit comme un marqueur de nos existences. Il devient ici générateur de souvenirs et vecteur de mémoire. Je souhaiterais réitérer une collecte de fragments de vie auprès de personnes présentes à la

restitution autour des objets utilisés pour se transformer, se porter chance, impacter le futur, énoncer nos voeux et nos espoirs. Glaner des histoires de bijoux fétiches, de portes-bonheur, de petits papiers pliés, d’amulettes secrètes qui permettent de recevoir nos désirs, nos imaginaires, nos projections. Des questionnaires sont à disposition lors de cette présente restitution.

Je souhaite remercier l’équipe du Metaxu pour leur accueil généreux (Virginie, Benoit, Pauline), les artistes en résidence (Laurence, Gabriel et Chong) pour leur accompagnement et convivialité tout au long du mois de septembre, ainsi que l’atelier Galanas à Marseille (Zélia Moussy et Théophile Peris) pour leur aide dans la réalisation du feutrage, et Pauline Bonnet, Victor Baudin, Thomas Coché.

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 JUILLET 2025 

Samantha Louise Michel
Résidence de recherche et de création d'artiste, soutenue par la DRAC PACA 

En juillet, l'artiste Samantha Louise Michel, s'installe dans le nouvel espace dédié à la création et la transmission du metaxu, "Les Ateliers metaxu".

L'artiste bénéficie d'un espace de travail et disposent de conditions techniques et financières et outils nécessaires pour la production d’un projet spécifique sur une période de 30 jours.

Un temps de rencontre pour présenter son travail à la fin de la période de résidence est organisé le vendredi 1 août 2025 dans l’Atelier du metaxu.

Samantha Louise Michel

samanthalouisemichel@gmail.com

Diplômée de Goldsmiths University de Londres et de Royal Institue of Art de Stockholm, Samantha Louise Michel articule son travail autour d’installations, de volumes, de vidéos et de performances. Sa démarche commence par une observation du quotidien, qu’elle consigne dans des carnets de recherche, en explorant ce qui dérange ou manque. Elle procède par soustraction, en grattant, brûlant, arrachant, pour révéler l’invisible et créer des liens symboliques entre les formes. Sa pratique actuelle se centre sur la mosaïque, chaque fragment étant porteur d’un récit ambigu entre passé et futur. Elle cherche à créer des espaces intimes et immersifs, tels des « contenants » mentaux, comme un puits imaginaire recouvert de mosaïques, métaphore d’une mémoire souterraine.

Le mot puits vient du latin puteus, signifiant « trou, fosse ». Traduit en anglais par well, issu de l’allemand Welle, qui signifie « vague, onde ».

J’explore la relation entre le plus et le moins, le dedans et le dehors. Ce qui m’intéresse c’est le mouvement à l’intérieur de ces interconnexions, créant des axes intimes et secrets. Mon travail se construit à partir du dessin et de la fabrication de volumes et maquettes, les formes et les espaces s’influencent mutuellement. Tout cela est rassemblé dans un carnet de recherche, des liens s’entrelacent entre les pages, entre passé et futur, entre vie et art. C’est à partir de ce carnet que je développe une structure : un « puits » modulable, extensible, transportable, qui peut s’intégrer dans l’eau, la terre ou un espace d’art. Toulon vient de Telo la déesse celte des sources jaillissantes. Ma recherche entre ici en résonance avec le canal des fontaines. L’ingénieur et architecte Tardieu, originaire de Toulon a écrit : « La fontaine est synthèse de l’imagination, de l’intention et de l’invention conjuguées de l’architecte et du sculpteur, indispensable collaboration ».

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 JUIN 2025 

Xianne Han
Résidence de recherche et de création d'artiste, soutenue par la DRAC PACA 

En juin, l'artiste Xianne Han, s'installe dans le nouvel espace dédié à la création et la transmission du metaxu, "Les Ateliers metaxu".

L'artiste bénéficie d'un espace de travail et disposent de conditions techniques et financières et outils nécessaires pour la production d’un projet spécifique sur une période de 30 jours.

Un temps de rencontre pour présenter son travail à la fin de la période de résidence est organisé le vendredi 4 juillet 2025 dans l’Atelier du metaxu.

Xianne Han

xiannehan21@gmail.com

@xianne.han

Xianne Han développe une pratique sculpturale empreinte de poésie et de délicatesse, en s’inspirant de situations où les objets sont détournés de leur usage initial par des êtres ou des regards inattendus. Ses œuvres, pensées comme des photographies habitables ou des scènes figées, invitent à la contemplation et instaurent un espace de calme et d’attention. En mêlant observation fine, souvenirs personnels, symboles affectifs et matériaux du quotidien, elle crée des assemblages sensibles où l’émotion circule : chauves-souris en scotch, rats en patafix, oursons

en porcelaine. Ces rencontres insolites entre matières et représentations génèrent un langage intime et suggestif, proche de celui de l’amour, où le monde semble soudain animé d’une signification nouvelle.

Etre la preuve vivante que toutes les chansons pop sont vraies.

Dans le noir, les bulles pétillent en atteignant la surface

L’écran est une fine pellicule de fibres sur laquelle se projettent les images,

A mesure que les plans se succèdent, les ampoules frétillent et la lumière change. Comme une

musique que l’on a entendue mille fois et qui soudain s’adresse à nous.

“[...] Et à quoi leur servent toutes les recherches des impressionnistes

quand ils n’ont jamais trouvé la bonne personne pour se tenir près de l’arbre quand le soleil se

couche ?”

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 MAI 2025 

Titouan Makeeff
Résidence de recherche et de création d'artiste, soutenue par la DRAC PACA 

En mai, l'artiste Titouan Makkeff, s'installe dans le nouvel espace dédié à la création et la transmission du metaxu, "Les Ateliers metaxu".

L'artiste bénéficie d'un espace de travail et disposent de conditions techniques et financières et outils nécessaires pour la production d’un projet spécifique sur une période de 30 jours.

Un temps de rencontre pour présenter son travail à la fin de la période de résidence est organisé le vendredi 6 juin 2025 dans l’Atelier du metaxu.

Titouan Makeeff 

titouanmakeeff@gmail.com

https://titouanmakeeff.myportfolio.com

Titouan Makeeff en résidence au metaxu durant le mois de Mai 2025, a mené une recherche sensible autour des fragments urbains et des gestes ordinaires qui façonnent notre rapport à la ville. S’ancrant dans une observation attentive du quotidien, son travail explore les strates de mémoire contenues dans les rebuts, les objets trouvés et les traces laissées par les habitants.

"Durant ma période de résidence au sein du metaxu, j’ai opéré des sélections de matériaux que j’ai utilisés comme les colonnes vertébrales des compositions qui en bourgeonnent. Sur ces squelettes s’amoncelle une multitude de récoltes et de souvenirs issus en quasi totalité de mes années d’études à Toulon. De cette façon, les fragments nouvellement décelés activent une dynamique particulière au contexte de la résidence. Des chutes de contreplaqués ayant servies à d’anciens événements organisés par le metaxu, des rebuts que j’ai trouvé durant la rénovation de l’espace d’ateliers, des comportements observés chez les gens qui gravitent autour de la place Raimu. Tout cela constitue un archivage intriqué qui surligne une quantité de gestes infimes, de documentations délicates et de dialogues avec l’autour. Cette installation à pour vocation d’apporter une lecture intime, comme des témoignages subjectifs donnant une voix aux oublié-es. Dans ces archipels hétéroclites, le regard passe de rapport d’échelles en rapports d’échelles. Parfois, ce sera la lecture d’ensemble qui provoque quelque chose en nous, d’autres fois, ce sera le détail. Dans ce périmètre à l’allure d’un liquide sémiotique, se confrontent et dialoguent des points de vus, des ressentis, des humeurs, des observations, des récoltes, des gestes d'agencements, des parenthèses mémorielles, des cristaux nostalgiques, des curieuses balises et des sillons du sensible. Reste à saisir ces fils qui tissent la trame du monde, et effleurer de nos yeux leur vivacité."

(Titouan Makeeff) 

Titouan Makeeff nous invite à reconsidérer la ville comme un territoire de récits latents, un lieu où chaque détail peut devenir portail vers une mémoire partagée. Le metaxu accompagne Titouan sur cette recherche singulière, qui conjugue attention, poésie et engagement discret envers les formes modestes du vivant et du vécu.

© 2025 par metaxu, espace d'artistes

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26, 28, 30 Rue Nicolas Laugier, 83000 Toulon

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