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J'ai tout mangé - Gillian Brett

 
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Gillian Brett oriente son travail vers l’analyse de la relation complexe et délicate entre l’humain et la technologie. Elle se penche tout particulièrement sur les différentes manières dont celle-ci façonne irrémédiablement le monde qui nous entoure.

Pour l'exposition "J’ai tout mangé", l’artiste entame une réflexion sur l’histoire récente de l’agriculture.


En 50 ans, comment et pourquoi est-on passé de la paysannerie aux start-up biotechnologiques d’élevage d’insectes ? 

La machine, la science et la technique ont radicalement transformé le paysage, la production et la consommation des aliments, impactant simultanément sur nos façons de vivre.
Innovation, management, technologie, performance, stratégie, génétique sont les termes utilisés par les ingénieurs qui ont replacés les paysans et sont désormais chargés de « nourrir le monde de demain ».

Vernissage le vendredi 1 octobre 2021, de 18h à 22h. 

 
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Le deuxième chapitre de l'exposition Ostraca imagine un monde « flottant » dans lequel les traces laissées par l’Homme primitif formeraient un tout avec celles produites par notre monde moderne. Ce tout serait régi par les rythmes de la lumière. 

Ostraca est née d’une expérience anthropologique pendant la crise sanitaire.

Exposition du samedi 04 septembre au samedi 24 septembre 2021

 
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Ostraca (pluriel en Grec d’ostracon, ce tesson de poterie avec lequel on « banissait par ostracisme », l’acte d’exclure quelqu’un socialement pour une période donnée) est née d’une expérience anthropologique pendant la crise sanitaire.

Face au phénomène d’isolement généralisé, Chemsedine mobilise sa communauté digitale pour qu’elle lui fasse parvenir une photographie de son espace intérieur de vie. L’artiste confirme une récurrence visuelle observée sur les réseaux sociaux. Quelle que soit la provenance géographique de l’image, quel que soit l’âge ou le niveau social de l’expéditeur, le cadrage de l’objectif est pointé vers le ciel ou bien vers un mur éclairé des rayons entrants du soleil. Il interprète ce comportement comme l’expression d’un instinct naturel.

Avec son installation Ostraca, Chemsedine part de ce contexte de désorientation de notre rapport à notre environnement pour amplifier à l’extrême l’effet de dilution temporelle. Il imagine un monde « flottant » dans lequel les traces laissées par l’Homme primitif formeraient un tout avec celles produites par notre monde moderne. Ce tout serait régi par les rythmes de la lumière.

Ainsi, l’ère du digital et l’ère de pierre fusionnent. Sauf que le processus de création de l’artiste inverse le sens du temps. Un instantané photographique est d’abord d’origine numérique avant de se retrouver durablement imprimé dans la pierre telle une œuvre d’art rupestre. Une sculpture est taillée en 3D avant d’être réinterprétée manuellement. L’artiste parle de « résonance archaïque » pour décrire sa démarche : quelle que soit le niveau d’avancement d’une technique, deux mondes aussi drastiquement éloignés que le digital et l’ancien restent connectés par le sens du geste, garant d’une force émotionnelle intrinsèque aux éléments puisqu’il exprime ce lien psychique direct avec les origines de notre Être.

Architecturalement, un autre dialogue s’opère : un croisement entre les héritages industriels et traditionnels si l’on considère le caractère hybride de ses stèles entre formes brutalistes et organiques. Des matériaux de base de construction de nos habitats modernes (des carreaux de plâtres, de la brique rouge) servent à la mise en œuvre d’une architecture cosmique qui rappelle les premiers édifices constitués de monolithes, érigés symboliquement comme des antennes telluriques pour communiquer ou capter les énergies célestes. En mariant des codes industrialisés à des codes de ralliements localisés, Chemsedine pointe les comportements tribaux qui se perpétuent dans une culture globalisée.

David Herman

 
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Charlotte Morabin, artiste plasticienne, accorde une importance particulière à la danse et la musique. Elle aime se référer dans ses œuvres au monde du cirque qu’elle a côtoyé et amorce ses recherches par l’écriture de courts récits, de poèmes, de notices pour développer des installations et performances. Détournement d’objets et anecdotes du quotidien, forme, lecture et fonction l’interrogent.

Prochain résonne comme un appel, un élan entraînant un mouvement. 
Prochain se répète pour sortir de ses habitudes et parvenir à un possible lâcher prise.
Prochain patiente, attend que quelque chose se passe. 

L’exposition de Charlotte Morabin au metaxu présente une sélection d’oeuvres sculpturales, dessinées et performatives. Les objets du quotidien sont détournés de leurs fonctions, les machines s’entraînent à produire des formes, à tracer de nouveaux gestes pour y voir une danse. Des assemblages qui soutiennent une tension, attendent un basculement, un possible envol.

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