© 2019 par Metaxu espace d'artistes

28 Rue Nicolas Laugier, 83000 Toulon

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expositions

Tuer Nos Monstres - Florian Sông Nguyen

 

Plasticien, Florian réalise des narrations intimes montrant son goût pour le mystérieux; l’impalpable. Après s’être intéressé pendant longtemps à la question de la mémoire, notamment familiale, il ouvre aujourd’hui ses recherches plus largement aux mythes, aux rituels, aux croyances. Si ces croyances sont partagées par un plus grand nombre que les « mythes » familiaux, c’est toujours la relation personnelle et intime que l’on donne à ces dernières à laquelle l’artiste donne forme. 

Dans un soucis constant de mise en espace de son travail, Florian réalise presque exclusivement des expositions in-situ. Alliant son dessin figuratif, marqué par l’intérêt porté aux textures, aux détails, et son imagerie, dominée par le noir et blanc, à des installations et performances, il permet une immersion du spectateur dans son univers singulier.

http://floriannguyen.com

Carottages Graphiques - Germain Prévost alias IPIN

 
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Ipin alias Germain Prévost, née à Reims en 1981, est un artiste hétérodoxe. Au début des années 2000, G. alias Ipin. Il partage sa formation entre peindre dans des friches industrielles et valider un master Environnement et Société à Marseille. Il vit actuellement à Toulon.

De nombreux chemins de traverse, du street art au spectacle vivant en passant par la performance, le conduisent aujourd’hui à s’orienter plutôt vers un art contextuel. 

Passionné par le travail in-situ, le rapport à l’échelle, au paysage et à la photographie, il nous propose dans ses travaux une vision engagé, ironique et sensible de son environnement. 

Bien qu’utilisant maintenant un vocabulaire non figuratif, dans ses dystopies graphiques ou ses récents travaux de la série HØME(s), il nous parle bel et bien de l’Humain et de sa place dans la Société.

Parcours d’oeuvres In situ

Le projet Carottages Graphiques a pour ambition d’initier un dialogue entre la marche urbaine et l’art contemporain. Faire découvrir notre patrimoine insolite avec l’oeil et l’action singulière d’un artiste, cette première tentative rassemble le bureau des guides auteur d’itinéraire et Le metaxu espace d’art contemporain du centre ville de Toulon.

L’artiste Germain Prévost alias IPIN propose aux spectateurs itinérants une série de cinq œuvres disposées sur un parcours entre le centre ville et le quartier de la rode. Cinq pastilles géantes qui viennent perturber nos regard, interroger l’architecture. Le parcours est accessible jusqu’au 27 Octobre 2019.

A la frontière entre Art Urbain et Art Contemporain, il nous offre dans ses travaux un regard graphique et joueur du monde qui nous entoure. Des signes et des usages autour de nous il puise son vocabulaire pour perturber notre réalité. Les cinq œuvres in situ se prolongent dans la galerie du Metaxu et inspectent les relations extérieur / intérieur.

http://aliasipin.com

photos: Metaxu

photos : Alexandre Minard

L'infâme carré sémiotique de A.J. Greimas* - Kind of Kin

 

Lucie Béguin, Vidya-Kélie Juganaikloo, Antoine Proux, Axelle Rossini, Ida Simon-Raynaud.


vernissage le 29 août 2019 - 18h

exposition du 30 août au 19 septembre 2019

Alors que la première étape de travail au Metaxu éprouvait les héritages des générations précédentes, pour cette seconde invitation Kind of Kin élabore des fictions singulières depuis les legs mythologiques, scientifiques, et technologiques. 
L’infâme carré sémiotique de A.J Greimas, formule empruntée à Donna Haraway, est un outil de classification se rapportant à deux paires de concepts opposés dont les interactions génèrent d'autres concepts. A l’échelle de l’exposition, il s’agit d’un outil de construction de récits altérés, fragmentés ou élargis.
Pour chaque pièce les artistes utilisent un traitement diaphonique, soit la fabrication d'un message qui intègre les interférences d'un second message. Cette stratégie participe aux dérives des récits particuliers dont les formes se concrétisent sur le modèle du fabuleux.  
Loin d’être une exposition thématique, L'infâme carré sémiotique de A.J Greimas use d’interférences, de disjonctions afin d’accéder à la fiction comme processus d’émancipation envers ces milliers de noms, ces milliers d’histoires trop grand·e·s et trop petit·e·s.

*Donna Haraway Les promesses des monstres, dans Penser avec Donna Haraway, éditions Puf, 2012, p. 181.
*Donna Haraway, Anthropocène, Capitalocène, Plantationocène, Chthulucène. Faire des parents, Multitudes 2016/4 (n° 65), p. 75-81.

photos : Alexandre Minard

La Vallée de Silice (2045 - 1542) - Raphaël Siboni et Fabien Giraud

vernissage le vendredi 10 mai 2019 - 18h30

exposition du 11 mai au 13 juillet 2019

Cette exposition s'inscrit dans le cadre du programme Suite initié par le Centre national des arts plastiques  (CNAP) en partenariat avec l'ADAGP.

Fabien Giraud & Raphaël Siboni présentent le premier et dernier épisode de leur série The Unmanned, saison 1. Composée au total de huit films, cette saison retrace une histoire de l'informatique en explorant l'invention du calcul moderne et les conséquences de son automatisation. Remontant à rebours de l'histoire, elle s'ouvre en 2045 la mort de Ray Kurzweil, célèbre ingénieur et promoteur d'une immortalité technologique, et se clôt en 1542 avec l'arrivée des conquistadors et la mort des dieux animaux, dans ce qui deviendra plus tard la Silicone Valley. Entièrement généré par un système d'intelligence artificielle autonome, le dernier épisode (1542) montre le retour de cette intelligence sur son lieu d'origine. 

Fermant la série sur elle-même avec une machine entraînée exclusivement à partir du premier épisode (2045), elle retrace l'errance d'une vision inhumaine cherchant sa propre image sur le cadavre des dieux. 

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Faites des parents, pas des bébés ! – Kind of Kin

Lucie Béguin, Vidya-Kélie Juganaikloo, Antoine Proux, Axelle Rossini, Ida Simon-Raynaud, Oussama Tabti.


vernissage le 20 octobre 2018 - 19h

exposition du 20 octobre au 10 novembre 2018

Kind of Kin : “sortes, types de parents, de proches, de présences” ou dans un medley d’allemand et d’anglais : “enfants de parents”, “enfants de proches”. 

 

Construit par ses membres à voix égale, Kind of Kin est un projet de recherche et de création indépendant qui se concrétise sur le long terme. Entité malléable, celui-ci tend à multiplier ses formes au cours du temps, des espaces et des rencontres. S’inspirant librement d’un article de 2015 de Donna Haraway, l’exposition sonde l’héritage des générations précédentes, écarte, s’approprie et réinvente des idées et des gestes qui nous ont été transmis. “Quelles histoires racontent des histoires, quels concepts pensent les concepts, voilà qui importe. Quelles figures figurent les figures, quels systèmes systématisent les systèmes – mathématiquement, visuellement, et narrativement – c’est cela qui est important. Tous ces milliers de noms sont trop grands et trop petits ; toutes les histoires sont trop grandes et trop petites. [...] nous avons besoin d’histoires (et de théories) qui sont juste assez grandes pour accueillir les complexités et maintenir – avides de surprises – les frontières ouvertes pour de nouvelles ou d’anciennes 

connections.”*

L’exposition interroge les rapports de force entre les êtres vivants et leur milieu. Comment nos manières d’habiter et de produire des corps, des objets, des espaces et des idées font-elles retour sur nos modes d’existence ? S’appuyant sur des états de fait ou empruntant le détour de la fiction, les œuvres, objets et formes de l’exposition fabriquent d’autres échelles, d’autres récits et d’autres refuges.

 

* Donna Haraway, “Anthropocène, Capitalocène, Plantationocène, Chthulucène. Faire des parents”, Multitudes 2016/4 (n° 65), p. 75-81.

Souk de Ouf – Josep Maynou

vernissage le 7 septembre 2018 - 18h30

exposition du 7 septembre au 5 octobre 2018

En partenariat avec MORE Projects,* le metaxu invite Josep Maynou.
L’artiste catalan se définit comme un conteur, un performeur
nomade qui, dans l’espoir de connecter les communautés, joue avec la saturation des images de notre société. Onomatopées, lunettes de soleil, casquettes, langues, guitares apparaissent avec malice dans ses objets issus pour la plupart de fabrication artisanale.
Ils sont pour lui, les personnages ou les accessoires implicites de ses histoires. C’est dans cet espace intermédiaire que l’artiste propose une nouvelle fiction à Toulon.

*Dans le cadre de l’exposition Notes for a Shell #2, l’artiste présente aussi une performance le 02 septembre à la plage de La Verrerie, Marseille.