expositions

S*RT*R

Le metaxu propose le vendredi 15 Mai 2020, une installation éphémère dans la galerie du metaxu, pour reprendre ses esprits et ses marques, pour un visiteur unique, le temps d'une traversée de la galerie entre peinture et bande de son de Hugo Ernst (Potochkine). 

 

Quand sortir n'est plus permis, d'autres portes s'entrouvrent laissant les souvenirs et les voix s'entremêler aux variations / oscillations des machines dans des confins intérieur infini.

(Hugo Ernst Smp)

Exposition du vendredi 15 Mai au samedi 30 Mai 2020

 

Tuer Nos Monstres - Florian Sông Nguyen

 

Plasticien, Florian réalise des narrations intimes montrant son goût pour le mystérieux; l’impalpable. Après s’être intéressé pendant longtemps à la question de la mémoire, notamment familiale, il ouvre aujourd’hui ses recherches plus largement aux mythes, aux rituels, aux croyances. Si ces croyances sont partagées par un plus grand nombre que les « mythes » familiaux, c’est toujours la relation personnelle et intime que l’on donne à ces dernières à laquelle l’artiste donne forme. 

Dans un soucis constant de mise en espace de son travail, Florian réalise presque exclusivement des expositions in-situ. Alliant son dessin figuratif, marqué par l’intérêt porté aux textures, aux détails, et son imagerie, dominée par le noir et blanc, à des installations et performances, il permet une immersion du spectateur dans son univers singulier.

http://floriannguyen.com

Carottages Graphiques - Germain Prévost alias IPIN

 
METAXU_DEPLIANT_PARCOURS_COUV.jpg

Ipin alias Germain Prévost, née à Reims en 1981, est un artiste hétérodoxe. Au début des années 2000, G. alias Ipin. Il partage sa formation entre peindre dans des friches industrielles et valider un master Environnement et Société à Marseille. Il vit actuellement à Toulon.

De nombreux chemins de traverse, du street art au spectacle vivant en passant par la performance, le conduisent aujourd’hui à s’orienter plutôt vers un art contextuel. 

Passionné par le travail in-situ, le rapport à l’échelle, au paysage et à la photographie, il nous propose dans ses travaux une vision engagé, ironique et sensible de son environnement. 

Bien qu’utilisant maintenant un vocabulaire non figuratif, dans ses dystopies graphiques ou ses récents travaux de la série HØME(s), il nous parle bel et bien de l’Humain et de sa place dans la Société.

Parcours d’oeuvres In situ

Le projet Carottages Graphiques a pour ambition d’initier un dialogue entre la marche urbaine et l’art contemporain. Faire découvrir notre patrimoine insolite avec l’oeil et l’action singulière d’un artiste, cette première tentative rassemble le bureau des guides auteur d’itinéraire et Le metaxu espace d’art contemporain du centre ville de Toulon.

L’artiste Germain Prévost alias IPIN propose aux spectateurs itinérants une série de cinq œuvres disposées sur un parcours entre le centre ville et le quartier de la rode. Cinq pastilles géantes qui viennent perturber nos regard, interroger l’architecture. Le parcours est accessible jusqu’au 27 Octobre 2019.

A la frontière entre Art Urbain et Art Contemporain, il nous offre dans ses travaux un regard graphique et joueur du monde qui nous entoure. Des signes et des usages autour de nous il puise son vocabulaire pour perturber notre réalité. Les cinq œuvres in situ se prolongent dans la galerie du Metaxu et inspectent les relations extérieur / intérieur.

http://aliasipin.com

photos: Metaxu

photos : Alexandre Minard

L'infâme carré sémiotique de A.J. Greimas* - Kind of Kin

 

Lucie Béguin, Vidya-Kélie Juganaikloo, Antoine Proux, Axelle Rossini, Ida Simon-Raynaud.


vernissage le 29 août 2019 - 18h

exposition du 30 août au 19 septembre 2019

Alors que la première étape de travail au Metaxu éprouvait les héritages des générations précédentes, pour cette seconde invitation Kind of Kin élabore des fictions singulières depuis les legs mythologiques, scientifiques, et technologiques. 
L’infâme carré sémiotique de A.J Greimas, formule empruntée à Donna Haraway, est un outil de classification se rapportant à deux paires de concepts opposés dont les interactions génèrent d'autres concepts. A l’échelle de l’exposition, il s’agit d’un outil de construction de récits altérés, fragmentés ou élargis.
Pour chaque pièce les artistes utilisent un traitement diaphonique, soit la fabrication d'un message qui intègre les interférences d'un second message. Cette stratégie participe aux dérives des récits particuliers dont les formes se concrétisent sur le modèle du fabuleux.  
Loin d’être une exposition thématique, L'infâme carré sémiotique de A.J Greimas use d’interférences, de disjonctions afin d’accéder à la fiction comme processus d’émancipation envers ces milliers de noms, ces milliers d’histoires trop grand·e·s et trop petit·e·s.

*Donna Haraway Les promesses des monstres, dans Penser avec Donna Haraway, éditions Puf, 2012, p. 181.
*Donna Haraway, Anthropocène, Capitalocène, Plantationocène, Chthulucène. Faire des parents, Multitudes 2016/4 (n° 65), p. 75-81.

photos : Alexandre Minard

La Vallée de Silice (2045 - 1542) - Raphaël Siboni et Fabien Giraud

vernissage le vendredi 10 mai 2019 - 18h30

exposition du 11 mai au 13 juillet 2019

Cette exposition s'inscrit dans le cadre du programme Suite initié par le Centre national des arts plastiques  (CNAP) en partenariat avec l'ADAGP.

Fabien Giraud & Raphaël Siboni présentent le premier et dernier épisode de leur série The Unmanned, saison 1. Composée au total de huit films, cette saison retrace une histoire de l'informatique en explorant l'invention du calcul moderne et les conséquences de son automatisation. Remontant à rebours de l'histoire, elle s'ouvre en 2045 la mort de Ray Kurzweil, célèbre ingénieur et promoteur d'une immortalité technologique, et se clôt en 1542 avec l'arrivée des conquistadors et la mort des dieux animaux, dans ce qui deviendra plus tard la Silicone Valley. Entièrement généré par un système d'intelligence artificielle autonome, le dernier épisode (1542) montre le retour de cette intelligence sur son lieu d'origine. 

Fermant la série sur elle-même avec une machine entraînée exclusivement à partir du premier épisode (2045), elle retrace l'errance d'une vision inhumaine cherchant sa propre image sur le cadavre des dieux.